J'ai fait une coupe de poèmes.
j'ai scindé les racines du monde
que j'ai trouvé en me creusant la tête.
Un alpha-beta de moi est arrivé comme ça
par un dessein entrouvert et sporadique,
recalé dans des circonstances floues puis abouties.
La filature est forte, un souvenir m'a suivi
du lointain d'un confort total et amnésique.
quand arrivent le mot, le ment, le mal, la mie, le mol, le fort
tout est recoupé d'entre les justes (morts) et les Hommes (sots);
mais je soulève de terre le ver qui n'a jamais eu de pleurs
que pour la moitié délaissée d'une tige et d'une pomme, or
haut comme je l'étais, dans le verger des premières heures,
demeurait en équilibre une âme rasoir à l'affut du beau.
lundi 15 mars 2010
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