mercredi 17 mars 2010

Le poème, vu d'ici (3e approche)

c'est de sentir le sol avec notre ventre, jouant de la peau sur le tambour de la terre. La parole résonne et le mot transporte, comme si la nuit des origines se jouait sans cesse devant nous, à même nos grognements.

c'est d'écrire avec la rage de la rivière, de sauter palmé dans l'eau de l'inspiration et d'humer les parfums qui jonchent les récifs de nos abîmes.

c'est de sauter dans l'ère moderne et de voler à hauteur d'Humain. De prendre le pouls de l'inconscient collectif dans la cérébrosphère, dans le jeu des images et des circonvolutions magiques de l'autoroute céleste...

c'est de parler aux éclairs, sans fermeture, de jouer avec les tympans du temps, une coche entaillée dans la membrane juxtaposée entre le passé et le trépas.
 
c'est d'être nus, reconnus entre nous tous parmis les étoiles et lever la main pour signifier la présence du monde
 
 


il n'y pas de début.
Il n'y aura pas de fin


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