mardi 14 février 2012

Patience






Ton amour est venu avec toi 
C'est tout un monde qui s'est incarné 
à la juste mesure de ton être vrai et beau

Chaque jour est une nouvelle rencontre
Demain, nous serons toujours au présent
pour nos accords modestes et profonds



De l'autre côté du temps, agir avec sens
C'est le jeu sensible qui se fait patience
Debout ensemble comme un château



lundi 6 février 2012

Hz et herse


Crédit D. Laguë


Étendre sa gratitude sur le flanc des jours
C'est si bon de pouvoir rire de temps en temps
Ha! Prends-la, prends-la, veux-tu

Ton regard porte si loin
Tu ouvres des portes et brise des emprises
on pourrait penser que tu t'éloignes et souvent, c'est vrai

car tu t'accoquines à trop de grandes surfaces
et tu retends ton dos aux passages des vents
si le signal des larmes t'arrive en coin

tu clignes des yeux et dès lors tu réapparais



dimanche 5 février 2012

Protégeons la rivière Nastapoka.


Ma lettre à John James Charest: 

M. Charest, prenez la bonne décision. Laissez les impératifs économiques de côté. La nature est notre plus grande source de richesse, mais celle-ci ne doit pas uniquement se faire apprécier de manière pécunière. L'avenir de notre province, de notre terre, passe par l'environnement et par notre sentiment de responsabilité envers la nature. 
Quand tout sera détruit, quand il n'y aura que des trous et des chemins de terre menant à des mines, des villages déserts et des zones désertiques, comment voudrez-vous que l'on parle du Québec sans qu'il n'y ait un sentiment de honte et de rancoeur pour ceux qui ont contribué à sa destruction. SVP. Évitez de contribuer à la chute de notre avenir. L'argent ne se mange pas. N'avez-vous pas aussi un restant d'appétit pour ce qui ne se consomme pas? Le respect de la vie, de la dignité humaine et de la beauté, dans ce monde de fou?

Protégeons la rivière Nastapoka.

Écrivez à Charest à cette adresse

mercredi 22 juin 2011

Au jour le jour, la magie.


NB: Cette photo n'a pas fait l'objet d'un montage quelquonque. Un simple ajustement des contrastes pour accentuer les formes aura suffit.  Un arbre présent derrière chez nous et le reflet du soleil dans un pare-brise de voiture ont donné à cette ombre chinoise son pouvoir fantastique. Voyez-vous la fée-feuille qui vient chanter ses mélodies coquines au bout du nez de Caro?

lundi 21 juin 2010

La contrepartie (vidéo musical)!

mercredi 26 mai 2010

Pour moi




Tu es un brin d'or parmis les brins, une étincelle qui dure dans un ciel tissé d'étain.

samedi 22 mai 2010

Better sex it!

Il l'incite, elle s'excite... et ainsi de suite!

jeudi 6 mai 2010

Sans titre, possiblement.

 


Je n'écris jamais, assez souvent.
J'écris pour imbiber mon regard dans le temps
J'écris pour dissoudre les maux, comme si les transposer en quête de sens.......
faisait son possible presqu'au-delà de ma conscience.

Je ne suis jamais celui qui écrit;
mon âme est plutôt occupée à m'observer et puis
c'est ce cerveau-là, après tout, qui creuse comme un mineur fou
tous ces tunnels vers un ciel qu'on n'a pas assez vu chez nous

mercredi 28 avril 2010

Les formes allitées, les corps rompus... mais encore.



Rien ne sert de compter
TOUT sauf nous deux

car tu comptes pour moi;
la mesure du moment qu'élague l'ignorance
nous comble de silences et apaise les non-dits...

Ta conscience ma conscience ensemble jusqu'à l'aube
à départager ce qui n'est plus de ce qui apparait
car tout se relie, tout se relit dans l'inné-dit-vie-cible
et nous voilà tout sourires devant l'évidence,
celle qui confirme une règle d'exceptions.




samedi 24 avril 2010

Tien




Je suis tien parce que je suis reçu, libéré d'embâcles, en ta personne.
Je suis tien dans le relief tendre de nos rivages respectifs,
là où les côtes s'ouvrent et où nos sangs sont des affluents célestes.
Je suis tien dans ce passage étonnant du je au toi-et-moi et au nous, déjà.
Je suis tien, surtout, parce que ma vie me donne à ta grâce.

mercredi 14 avril 2010

Au jour de ma fête- Quelques bribes nocturnes....


...........
En cachette, lovés dans nos bras nus,
nos corps se concertent à demi-mots
puis répondent à l'appel sidéral

Une tendresse berce le monde dans mes yeux
parce qu'un écho devient le soleil sur ton visage

La poésie n'est pas une langue, elle est un érable de feu.




mercredi 7 avril 2010

L'instinct présent


À l'Est de ta peau, c'est plus qu'un seul oeil qui nait. Mon être tout entier se tourne tranquillement vers toi; plus qu'une poignée de sens lancée dans ma vie. C'est une poignée de sens à l'orée de nous deux.

mardi 30 mars 2010

l'inchronie



J'ai toujours su que le temps reviendrait;
j'ai toujours su que le temps reviendrait..
puis, dans l'espace de mon être la noirceur s'éclipse
atteinte d'un synchronisme éclatant.


(conception visuelle: D.Laguë, photo: Sandy Hopkins)

mercredi 24 mars 2010

La D-finition du jour

Émogénique

Émogénique: [é-mo-jé-nik] n.f. et adj qual.  De la contraction d' émotif et génique. En littérature, grille d'analyse sémantique, contextuelle et introspective d'une oeuvre, faisant référence à l'entrecoupement de thèmes et motifs (récurrents ou non), de symboliques et tendances stylistiques portant les clés principales de son interprétation, mais aussi d'une lecture contrapuntique suivant les évènements de la vie de l'auteur.  Il n'est pas rare, en ce sens, que le lectorat voit apparaitre dans l'oeuvre des indices prémonitoires sur la trajectoire de celle-ci.

dimanche 21 mars 2010

C'est tout.

Très simple.

Je te suis parce que tu es.

mercredi 17 mars 2010

Le poème, vu d'ici (3e approche)

c'est de sentir le sol avec notre ventre, jouant de la peau sur le tambour de la terre. La parole résonne et le mot transporte, comme si la nuit des origines se jouait sans cesse devant nous, à même nos grognements.

c'est d'écrire avec la rage de la rivière, de sauter palmé dans l'eau de l'inspiration et d'humer les parfums qui jonchent les récifs de nos abîmes.

c'est de sauter dans l'ère moderne et de voler à hauteur d'Humain. De prendre le pouls de l'inconscient collectif dans la cérébrosphère, dans le jeu des images et des circonvolutions magiques de l'autoroute céleste...

c'est de parler aux éclairs, sans fermeture, de jouer avec les tympans du temps, une coche entaillée dans la membrane juxtaposée entre le passé et le trépas.
 
c'est d'être nus, reconnus entre nous tous parmis les étoiles et lever la main pour signifier la présence du monde
 
 


il n'y pas de début.
Il n'y aura pas de fin


mardi 16 mars 2010

Pensements.

Le malheur a une calvicie contre les jours ensoleillés.



La D-finition du Jour.

La D-finition du Jour:  Brude

Brude: n.m. ou n.f. et Adj Qual. De la contraction des mots beau/belle et rude. Rappel indirect du mot Brute. Se dit d'une personne qui présente une dichotomie au niveau de l'apparence (agréable à l'oeil) et l'énergie de caractère (sèche, abrupte). Il est accepté d'utiliser le mot brude à des fins moins péjoratives, lorsque mis dans un contexte où les qualificatifs requis témoignent de défiance, de partialité et de virilité (chez l'homme).

lundi 15 mars 2010

Le poème, vu d'ici (deuxième approche)

J'ai fait une coupe de poèmes.
j'ai scindé les racines du monde
que j'ai trouvé en me creusant la tête.

Un alpha-beta de moi est arrivé comme ça
par un dessein entrouvert et sporadique,
recalé dans des circonstances floues puis abouties.
La filature est forte, un souvenir m'a suivi
du lointain d'un confort total et amnésique.

quand arrivent le mot, le ment, le mal, la mie, le mol, le fort
tout est recoupé d'entre les justes (morts) et les Hommes (sots);
mais je soulève de terre le ver qui n'a jamais eu de pleurs
que pour la moitié délaissée d'une tige et d'une pomme, or
haut comme je l'étais, dans le verger des premières heures,
demeurait en équilibre une âme rasoir à l'affut du beau.






le poème, vu d'ici (première approche)

Le poème est un aigle doux
qui survient en temps propices.



samedi 13 mars 2010

Les ondes

(Porté aux massages, ce soir, avec ma famille. Beau sentiment d'utilité et de partage)


La main, cette oreille essentielle;
simplement, du plus profond des âges.
Écoutons-nous suffisament ceux qui nous entourent?
Est-ce que tous les silences sont recueillement?

mardi 9 mars 2010

Pause?

une explosion est en construction
un échaffaudage de feux est monté
la flèche brûle plus vite que son bois
tout se précipite et s'abreuve de tout

À quel moment prendre la pause pour voir le spectacle?
Qu'est-ce qui est vraiment prioritaire? Où sont les ombres?

dimanche 7 mars 2010

là.


Avec mes mains
faire le point,
faire le pont
à en perdre le gouffre

Mes yeux que la transe n'atteint plus
sont un météore ralenti sur mes terres 
 
un relais d'immanence
quand le mot frappe là où la douleur se tient



vendredi 5 mars 2010

Elle

Comment ne pas être touché, fasciné et intrigué par cette photo trouvée au hasard d'un détour sur twitter?
Jane Goodall est une grande femme.

mercredi 3 mars 2010

La d-finition du jour

D-finition du jour Therminologie [ter-mi-no-lo-ji]

Therminologie: n.f. Science qui s'intéresse aux champs lexicaux qui, lorsqu'utilisés dans certains contextes, créent un réchauffement des climats socio-politiques, économiques et culturels.

Voici, voilà, ainsi.

Que vienne le moment pour faire ce que doit

Il ne sera pas donné non plus
rien sans rien
dans les deux sens
en ce monde.

mercredi 24 février 2010

Le jeu des limbes

Je suis un confort stable
je suis un dit pillow mate.
...Fais office de bouffon quand on sort les cravates
mais récite un poème à ton coeur de râble.

c'est ici que ça se passe
entre deux silences, entre deux cortex
tandis que le reptilien danse, le récent sexe prime
au sssoin d'un sssson, au doux plaisir d'une rime.


jeudi 18 février 2010

Lueurs




Une fois
comme toutes les autres
l'ensemble est égal et unique
                 dans le scintillement croissant des heures
ensuite redécomposé pour satisfaire l'illusion.....

Si tout était clair, qu'adviendrait-il de la bougie?


Revenir de loin, repartir dès lors
transposé, resaisi par le flair
et le jeu des asynchronismes sympathiques
quand tout est là, à la merci des possibles

puis, après l'ellipse nous disparaissons de nuit
dans une campagne paisible pour refaire le monde
ébouriffés de la collision de nos non-dits
et des brises qui n'éteignent rien du tout.